Symbiose

Lexique

dimanche 22 février 2015 par Symbiose

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Acide aminé

du latin acidus , aigre, acide et du grec ammôniakôs , sel d’ammoniac, tiré de ammôn , nom de Zeus, le dieu suprême de la mythologie grecque : On recueillait le sel près du temple de Zeus en Libye - Ce sont les molécules élémentaires des protéines, les blocs de base des protéines.
Ils sont au nombre de 20 dont 8 (+1 pour l’enfant) sont dits « essentiels », car notre organisme ne peut les fabriquer lui-même. L’homme est en quelque sorte dépendant des acides aminés et c’est l’alimentation qui doit les apporter. Si l’un des vingt acides aminés manque dans un aliment, cette déficience constitue un « facteur limitant » pour l’utilisation des autres acides.
Les acides aminés indispensables sont : l’histidine (nécessaire que chez l’enfant), la leucine, isoleucine, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, la thréonine, le tryptophane et la valine. Ces acides aminés doivent, de plus, être consommés en quantité déterminée de façon quasi-quotidienne, car ils ne peuvent être stockés par l’organisme.

Acide cyanhydrique

Elément qui résulte de la combinaison du cyanure et de l’hydrogène. C’est un composé extrêmement toxique souvent associé au benzaldéhyde ou aldéhyde benzoïque (essence d’amande amère) dans la nature, qui peut être mortel car il entraîne une diminution de la quantité d’oxygène disponible dans les tissus de l’organisme. Il est produit naturellement dans certains végétaux (amande amère, noyau de pêche, pépins de pomme, feuilles du laurier cerise ou de merisier…), mais aussi chez certains animaux qui l’utilisent comme moyen de défense.

Acide organique

du latin acidus , aigre, acide et du grec organon , instrument - Composé organique présentant des propriétés acides, dont la molécule possède au moins un atome de carbone lié à, au moins, un atome d’hydrogène. Il en existe une très grande var !été. Ils jouent un rôle important, entre autre, dans les relatons chimiques internes aux organismes vivants.

Actinomorphe

du grec aktis , aktinos , rayon - du grec morphos , qui a la forme de : Qui a une forme rayonnée - Se dit d’une fleur à symétrie radiale. Elle possède donc plusieurs plans de symétrie - Synonyme : régulier - Antonyme : zygomorphe, irrégulier (Voir régulier)

Akène (un)

du préfixe privatif a et du grec khainein , ouvrir : qui ne s’ouvre pas - Fruit sec indéhiscent (qui ne s’ouvre pas spontanément à maturité)

Les fruits du pissenlit (Taraxacum campyloides) sont des akènes. Les pappus sont les aigrettes blanches servant à la dispersion des graines

Alcaloïde (un)

de l’arabe  al kali , qui a donné alcali , la soude et du grec eidos , forme - Molécules organiques azotées possédant des réactions basiques et formant des sels avec les acides. Ils ont généralement une saveur amère. Les alcaloïdes font partie de ces substances émises par les plantes pour se protéger. La plupart des alcaloïdes possèdent une action physiologique intense, et les plantes qui les contiennent font partie des poisons végétaux les plus actifs (aconit, belladone, datura, if…), mais d’autres sont moins virulents ou sont présents en quantité trop faible pour être toxiques (ex. alcaloïdes pyrrolyzidiniques dans la consoude, la bourrache…).

Alterne

du latin alternus , l’un après l’autre, chacun à son tour - Se dit d’organes insérés isolement à des niveaux différents sur une tige

Buglosse officinal (Anchusa officinalis)

Amphiphile

du grec amphi , double, des deux côtés et philéô , aimer d’amitié - Qui renferme à la fois des groupements hydrophiles et hydrophobes

Androcée

du grec anêr , andros , homme - Partie mâle de la fleur composée de l’ensemble des étamines

Andromonoïque (adj.)

du grec anêr , andros , homme, mono , seul et oikos , maison - Se dit des plantes à fleurs qui ont des fleurs hermaphrodites et des fleurs uniquement mâles sur le même pied

Angiosperme (une)

du grec angeion , le vase et sperma , la graine : dont les graines sont dans un récipient - Sous embranchement des végétaux phanérogames dont les graines sont enfermées dans un ovaire qui se développera pour donner un fruit. Les Angiospermes sont composées des Monocotylédones et des Dicotylédones. Elles représentent actuellement la plus grande partie des espèces végétales terrestres.

Anthère (une)

du grec antheros , fleuri - Partie terminale d’une étamine, plus ou moins renflée, renfermant les grains de pollen (voir étamine).

Antibiotique

du grec anti , contre et bios , la vie – Qui détruit (bactéricide) ou bloque (bactériostatique) la croissance des bactéries. Une même substance peut être bactériostatique à faible dose et bactéricide à dose élevée.

Antiseptique

du grec anti , qui est contre, qui combat et du latin septicus , qui putrifie -Qui prévient et soigne les affections - En contribuant à arrêter le développement des microbes, elles aident l’organisme à lutter contre l’infection. Elles agissent généralement par applications externes, mais sont aussi absorbées à l’intérieur. Il s’agit souvent de plantes aromatiques.

Arbre généalogique des insectes

Arbres généalogique des Insectes (Source : Science & Vie N°1170 de mars 2015)

Arille

du latin arillus, pépin de raisin - Enveloppe charnue plus ou moins développée autour d’une graine. Elle vient de l’expansion du funicule de l’ovule (sorte de cordon ombilical (filament) reliant l’ovule au placenta de l’ovaire), qui s’accroît après la fécondation pour recouvrir la graine.

Astringent

du latin astringere , resserrer - Qui resserre les tissus vivants - Les plantes astringentes ont la propriété de resserrer les tissus, les capillaires et les orifices et elles tendent à diminuer les sécrétions des glandes et des muqueuses (voir tanin).

Auriculé

du latin auris , oreille, auricula , petite oreille - Qui présente une oreillette .

Baie (une)

du latin baca , petit fruit rond, nom générique de tous les petits fruits des arbres et des arbustes - Fruit charnu, indéhiscent, sans noyau mais contenant des pépins ou des graines. La baie se différencie de la drupe par son endocarpe charnu (il est lignifié pour la drupe). Les raisins, la tomate, la myrtille, l’airelle sont des baies.

Basale (adj.)

du latin basis , base - Se dit d’une feuille (ou d’un groupe de feuilles) insérée à la base de la plante

Les feuilles basales de la benoîte urbaine (Geum urbanum) ont une forme différente des feuilles caulinaires

Bifide

du latin bi , deux et findere , fendre, fidus , fendu, partagé - Qui est fendu en deux.

Le style de cette fleur de lierre terrestre (Glechoma hederacea) est bifide.

Bractées (une)

du latin bractea , petite feuille de métal - Petite feuille ou écaille située à la base d’une feuille ou d’une inflorescence

La spathe (à gauche, celle de l’Arum tacheté (A. maculatum)) est une bractée enveloppant une inflorescence.
Un involucre (à droite, celui de la centaurée jacée (Centaurea jacea)) est un ensemble de bractées groupées à la base d’une ombelle ou entourant un capitule.
Les bractées sont disposées en involucre, à la base de l’inflorescence de cette euphorbe verruqueuse (Euphorbia verrucosa)
A gauche, l’inflorescence de la carotte (Daucus carota), entourée d’un involucre de bractées profondément découpées et pointues.
A droite, la fleur de tilleul (Tilia sp.) et son imposante bractée unique à la base du pédoncule

Bractéole (une)

du latin bractea , petite feuille de métal - Petite bractée située sur le pédoncule ou le pédicelle d’une fleur

Bractéoles en involucre à la base d’une ombellule du cerfeuil penché (Chaerophyllum temulum)

Calice (un)

du grec kalux , pot, vase, marmite - Ensemble des sépales d’une fleur. Le calice a un rôle protecteur de la fleur. Calice et corolle forment le périanthe.

Le calice de la fleur de benoîte urbaine (Geum urbanum) est composé de cinq sépales vert et pointus

Capsule (une)

du latin capsa , caisse, boite, capsulla , petite boite, coffret - Fruit sec déhiscent, contenant de nombreuses graines et s’ouvrant par plusieurs fentes longitudinales.
Selon le type de placentation et le mode de déhiscence, on distingue, au moment de la dissémination des graines :

  1. Les capsules à déhiscence septicide (du latin saeptum , clôture, barrière et caedere , fendre, couper) se séparent en plusieurs loges. La déhiscence se fait par des fentes le long des lignes de suture des carpelles, qui se trouvent ainsi séparés (digitale ( Digitallis sp.), millepertuis ( Hypericum sp.)).
  2. Les capsules à déhiscence loculicide (du latin locus , endroit isolé, loculus , petit endroit) s’ouvrent par des fentes qui se situent au milieu de chaque carpelle, au niveau de la nervure des loges (tulipe ( Tulipa sp.)).
  3. Les capsules à déhiscence à fentes paraplacentaires ou valvaires (du grec para , auprès de, à côté de et du latin placenta , galette, gâteau - du latin valva , battant de porte) s’ouvrent de part et d’autres des placentas pariétaux en autant de valves que de carpelles. Les graines restent solidaires de la structure interne du fruit (certaines orchidées comme l’orchis maculé ( Dactylorhiza maculata ) et les fruits des Brassicacées (siliques et silicules).
  4. Les capsules à déhiscence circulaire (ou transversale) autrement appelées des pyxides (du latin pyxis , coffret) ont leur partie supérieure qui se soulève comme un couvercle (plantain ( Plantago sp.), jusquiame ( Hyoscyamus sp.).
  5. Les capsules à déhiscence poricide (du latin porus , conduit, passage) s’ouvrent des pores ou des clapets de dimensions limitées, dans la partie haute de la capsule. C’est l’agitation par le vent qui fera sortir les graines (coquelicot, pavot, Papaver sp.)
  6. Les capsules à déhiscence denticide s’ouvrent par l’écartement du sommet sous forme de dents (Les silènes comme le compagnon blanc (Silene alba), les stellaires ( Stellaria sp.)).
Les siliques sont les fruits caractéristiques des Brassicacées (Crucifères) dont la cardamine hérissée (Cardamine hirsuta) fait partie. Les siliques sont des capsules à déhiscence valvaire. (Crédit photo des graines de cardamine (à droite) : Guide des Plantes, Université K.U.Leuven Kulak (http://www.kuleuven-kulak.be/bioweb/?lang=fr&page=guide#c)
Le fruit du compagnon blanc (Silene latifolia alba) est une capsule à déhiscence denticide

Carpelle (un)

du grec karpos , fruit - Pièce floral portant les ovules et formant, seule ou soudée à d’autres, le pistil ou le gynécée des fleurs (voir gynécée).

Caryopse (un)

du grec kâryon , noix, noyau et opsis , apparence tiré de ops , vue - Fruit sec, indéhiscent, monosperme, dont le péricarpe mince est soudé à la graine unique. C’est un cas particulier d’akène. Le caryopse est le fruit typique des Poacées (Graminées).

Caulinaire

du latin caulis , tige - Se dit d’une feuille portée par la tige principale.

Les feuilles caulinaires de la benoite urbaine (Geum urbanum) ont une forme différente des feuilles basales

Cenelle

du latin acinus , baie - Baie rouge, fruit du houx et de l’aubépine.

Fruits de l’aubépine monogyne (Crataegus monogyna)

Cilié(e) (adj.)

Bordé de cils

La marge ciliée de la feuille du hêtre (Fagus sylvatica)

Convulsif

du latin convello , arracher totalement, convulsio , convulsion, contraction spasmodique de la musculature du corps - Qui est caractérisé par des convulsions, nerveux, saccadé.

Corolle (une)

du latin corolla , diminutif de corona , couronne : petite couronne - Ensemble des pétales d’une fleur. Corolle et calice forment le périanthe.

Les pétales sont souvent très colorés et forment, comme pour cette anémone pulsatille (Pulsatilla vulgaris), une corolle attirante servant de repère aux insectes butineurs.

Corymbe (un)

du latin corymbus , grappe de lierre, emprunté au grec korupbos , sommet, extrémité supérieure d’une chose et, en particulier, grappe de fruits ou de fleurs formant pyramide - Inflorescence dans laquelle les fleurs (ou groupe de fleurs), portées par des pédoncules divergents, de longueurs différentes et rattachés à des points différents de la tige, se trouvent au sommet, de façon à former une sorte de parasol.

L’inflorescence de l’achillée millefeuille (Achillea millefolium) est un corymbe de capitules. Tous les capitules sont à peu près à la même hauteur, bien que leurs pédoncules naissent à des niveaux différents.

Cotylédon (un)

du grec kotulêdôn , petite coupe, cavité, lobe - Feuille embryonnaire contenue dans la graine, souvent charnue et chargée de réserves.

Les deux cotylédons de la jeune pousse du hêtre (Fagus sylvatica)

Coumarine

du tupi, une langue amérindienne en Guyane, kumarù , nom du gaïac de Cayenne ( Dipteryx odorata ), de la famille des Fabacées, donnant la fève tonka dans laquelle la coumarine a été isolée pour la première fois - Substance naturelle organique et aromatique, à odeur de vanille, présente dans certains végétaux, qui a la particularité d’être inodore dans la plante fraîche. Le parfum ne se développe qu’au séchage.
La coumarine est très aromatique et est utilisée dans diverses recettes dont le Maitrank, un vin aromatisé à l’aspérule odorante. On peut l’utiliser aussi pour aromatiser des desserts. A dose modérée, la coumarine est antispasmodique et sédative, mais de grandes quantités provoque des céphalées et des troubles digestifs. Mais le plus gros danger, bien qu’aucun accidents n’ai jamais été observé chez l’homme, est que si la plante moisit ou fermente, la coumarine se transforme en dicoumarol, qui agit comme une antivitamine K. Les capillaires deviennent perméables et de graves hémorragies peuvent s’ensuivre. Le dicoumarol est employé dans la « mort aux rats » qui tue par hémorragie interne.
Les plantes riches en coumarine sont, dans nos régions, l’aspérule odorante ( Galium odoratum - Rubiacées), la flouve odorante ( Anthoxanthum odoratum - Poacées), les mélilots ( Melilotus sp. - Fabacées), la mélitte à feuille de mélisse ( Melittis melissophyllum - Lamiacées ), la lavande vraie ( Lavandula angustifolia - Lamiacées). Certains dérivés de la coumarine, les furanocoumarines, sont présents dans certaines plantes et les rendent photosensibilisantes par simple contact. C’est pourquoi, le panais ( Pastinaca sativa ), la berce sphondyle ( Heracleum sphondylium ), la berce du Caucase ( Heracleum mantegazzianum ), l’ache des marais ( Apium graveolens ) et d’autres Apiacées (Ombellifères), la rue ( Ruta graveolens - Rutacées) également, sont connus pour occasionner des dermites chez les personnes sensibles. Pour cela, ces plantes sont souvent éliminées, mais il s’agit en partie d’un phénomènes allergiques. Les conséquences ne sont pas les mêmes suivant les personnes touchées.

Deux espèces de plantes à coumarine : La mélitte à feuilles de mélisse (Melittis melissophyllum) à gauche et l’aspérule odorante (Galium odoratum) à droite

Cryptogames

du grec crypto , caché et gamos , union, mariage, reproduction - Organisme végétal ayant ses organes reproducteurs cachés ou peu apparents. Les végétaux cryptogames sont les algues, les lichens, les mousses et hépatiques et les Ptéridophytes (fougères…). Dans la classification botanique classique, les Cryptogames sont considérés comme l’un des deux embranchements du règne végétal. Les Phanérogames sont le deuxième. Les récents progrès de la génétique ont conduit à revoir ce classement classique du vivant.

Cyme (une)

du latin cyma , tendron (bourgeon) du choux, emprunté au grec kuma , ce qui s’enfle - Inflorescence s’épanouissant du sommet vers la base, ne portant qu’une seule fleur à son extrémité et qui se ramifie latéralement par une ou plusieurs tiges se développant de la même manière.

Comme pour cette Lychnis à fleur de coucou (Lychnis flos_cuculi), la fleur terminale des plantes à inflorescence en cyme s’épanouit en premier. Il existe plusieurs types de cymes. Pour cette lychnis, elle est dite bipare car l’axe principal porte deux axes secondaires s’insérant en dessous de la fleur terminale

Déhiscent/Indéhiscent (adj)

du latin dehiscere , s’ouvrir, s’entrouvrir - Séparation naturelle, ouverture spontanée - Fonction de certains organes végétaux qui s’ouvrent, à maturité, sans se déchirer pour libérer leur contenu (fruit, graine, pollen ou spore) - Antonyme : Indéhiscent (voir capsule)

Dicotylédone (une)

du grec di , deux et kotulêdôn , petite coupe, cavité, lobe - Plante dont les graines possèdent deux cotylédons.

Didyname (adj.)

du grec di , deux et dynamis , puissance - On nomme didynames des étamines qui, au nombre de 4 dans la même fleur, sont inégales, l’une des deux paires étant plus petite que la deuxième (voir étamine).

Dioïque (adj.)

du grec di , deux et oikos , maison : deux maisons - Se dit des plantes à fleurs qui ont les fleurs mâles et femelles sur des pieds séparés - Contraire : monoïque

Pour la bryone dioïque (Bryonia dioica), les fleurs mâles et femelles sont sur des pieds différents

Diurétique

de diurèse qui vient du grec dia , a travers et ouron , urine : Volume d’urine sécrété par les reins pendant un temps donné – Qui augmente la diurèse et favorise l’émission des urines en agissant sur les voies urinaires.

Drupe / Drupéole

du latin drupa , olive mûre - Fruit charnu, indéhiscent, renfermant un seul noyau. La drupe est issue d’un pistil à carpelle unique, non adhérent. L’abricot, la pêche, la cerise, la prune, la noix sont des drupes. La drupéole est une petite drupe. La mûre et la framboise sont des polydrupes, formées de plusieurs drupéoles. La drupe se différencie de la baie par son endocarpe lignifié (noyau). Il est charnu pour la baie.

La mure, le fruit de la ronce (Rubus fruticosus), est une polydrupe composée de nombreuses drupéoles

Emménagogue

du grec emmena , menstrues, emmenos , le mois, qui revient tous les mois et de agogos , qui conduit - Qui provoque et facilite les flux menstruels.

Endocarpe

du grec endon , en dedans et karpos , fruit - L’endocarpe est la partie d’un fruit la plus proche de la graine. Il est parfois lignifié et appelé noyaux. (voir Péricarpe)

Enzyme / Coenzyme (une)

de l’allemand Enzym , tiré du latin in , en, dedans et du grec zumê , levain - Le levain contient des enzymes qui permettent la fermentation - Une enzyme est une macromolécule d’origine protéique le plus souvent, qui joue un rôle de catalyseur (accélérateur) biologique. Elle facilite ainsi une réaction biochimique sans en modifier les produits. Les enzymes, comme toute protéine, est synthétisée par les cellules vivantes à partir des informations codées dans l’ADN.
Une coenzyme (du latin cum , avec) est un constituant organique non protéique jouant un rôle actif dans l’activité biochimique d’une enzyme. Les coenzymes favorisent l’activité de l’enzyme, et sont même souvent indispensables. Beaucoup ne sont pas synthétisées par tous les êtres vivants, ce sont des facteurs de croissance ou des vitamines. Chez l’Homme et les organismes équivalents, les coenzymes doivent être apportées par l’alimentation, tandis que, chez les procaryotes, il existe des voies métaboliques permettant à la cellule de synthétiser toutes les coenzymes nécessaires à leur développement à partir d’une source de carbone (glucides le plus fréquemment).
Le nom d’une enzyme se compose souvent d’un radical suivi d’un suffixe en « ase » (ex. les nucléases).

Epicarpe

du grec epi , sur, au dessus de, vers et karpos , fruit - L’épicarpe est l’épiderme du fruit, la « peau » coloré, la partie la plus externe du péricarpe du fruit. (voir Péricarpe)

Etamine (une)

du latin stamina , filaments - Organe mâle des plantes à fleurs, formé d’une partie mince généralement filiforme, le filet et d’une partie renflée renfermant le pollen, l’anthère.

Les étamines des fleurs de la famille des Lamiacées (à gauche, le lamier tacheté (Lamium maculatum)) ont la particularité d’être didynames, c’est à dire, qu’elles sont au nombre de 4 dont 2 sont plus petites que les 2 autres. Les étamines des Brassicacées (à droite la cardamine des prés (Cardamine pratensis)) sont elles au nombre de six dont deux sont plus petites que les quatre autres

Eutrophe

du grec eu , bien et trophos , nutrition, eutrophos , bien nourri - Qui aime les substrats riches en éléments nutritifs. En botanique, se dit d’un humus à forte activité biologique et du sol qui correspond (Ant. Mésotrophe, Oligotrophe).

Fébrifuge

du latin febris , fièvre et fugare , fuir - Qui combat la fièvre et ses manifestations

Filet (un)

du latin filum , fil - Partie inférieure de l’étamine, souvent filiforme et supportant l’anthère (voir étamine)

Foliole (une)

du latin folium , feuille, foliolum , petite feuille - Partie du limbe d’une feuille composée

Les folioles de cette cardamine des prés (Cardamine pratensis) ont une forme différente suivant la position de la feuille sur la plante. Photo de droite, feuille inférieure. photo de gauche, feuille supérieure.

Follicule

du latin follis , soufflet, bourse, folliculus , petit sac - Fruit sec déhiscent constitué par un seul carpelle contenant généralement plusieurs ovules et s’ouvrant par une seule fente ventrale suivant sa ligne de suture. On retrouve ce type de fruits chez les Renonculacées et les Magnoliacées.

Les trois fruits de cette hellébore fétide (Helleborus foetidus) sont des follicules.

Fruit / Faux-fruit

du latin fructus , dérivé de fruor , faire usage de, jouir de
En botanique, un fruit est un organe végétal, issu du développement de l’ovaire fécondé, qui succède à la fleur et contient les graines nécessaires à la reproduction. On distingue les fruits charnus comme les baies (avocat, tomate) et les drupes (prune, pêche, cerise) des fruits secs qui peuvent être déhiscentes (qui s’ouvre à maturation) comme les gousses des Fabacées (Légumineuses) ou les siliques des Brassicacées (Crucifères) ou indéhiscentes (qui ne s’ouvre pas à maturation) comme les akènes des pissenlits ou les samares des érables.
Vous trouverez plus d’informations et de clarté en regardant le tableau ci-dessous et ce lien : http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/Fruits/index.htm

Tableau simplifié des différents types de fruits (source http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/Fruits/organigramme.htm)

Un faux-fruit est le résultat du développement, après fécondation, des pièces stériles de la fleur. Par exemple, la pomme, la poire, la fraise, le cynorhodon sont des faux-fruits.

Exemple de faux-fruit : Les flèches blanches donnent les correspondances de maturation entre la fleur d’un pommier domestique (Malus pumila) et la pomme.
Exemple de faux-fruit : Les véritables fruits de cette fraise des bois (Fragaria vesca) sont les akènes, ces graines qui parsèment le dessus de la fraise

Glabre

du latin glaber , sans poils - Qui est dépourvu de poils

Glucide

du grec glukus , doux, sucré - Molécule composée de carbone, d’hydrogène et d’oxygène qui est, avec les lipides et les protéines, un des constituants essentiels des êtres vivants et qui correspond aux molécules des sucres. Les glucides ont pour fonctions principales le stockage et la consommation d’énergie.

Glucose

du grec glukus , doux, sucré - Sucre simple très répandu, présent dans la nature sous forme de composés (glucosides) liés à d’autres molécules qui ne sont pas des sucres. Il est directement assimilable pas l’organisme dont il est un carburant essentiel.

Glycoside

Voir Hétéroside

Gousse (une)

du provençal, golsa , tiré du latin volva , enveloppe - Fruit sec plus ou moins allongé, formé d’un seul carpelle s’ouvrant par deux fentes à maturité. Chacune des valves emporte une partie du placenta et la moitié des graines. La gousse est le fruit caractéristique des Fabacées (Légumineuses).

Gymnosperme (un)

du grec gumnospermos , semence nue : dont les graines sont nues, non enveloppées - Sous embranchement des végétaux phanérogames comprenant toutes les plantes dont l’ovule est à nu. Les ovules sont donc directement soumis à l’influence du pollen. La plupart des Gymnospermes sont des résineux ou conifères. Les ovules sont portés par des pièces foliaires (écailles) groupées sur un rameau fertile (le cône). Le ginkgo ( Ginkgo biloba ) est aussi un Gymnosperme, son ovule étant nue.

Gynécée (un)

du latin gynaeceum , appartement des femmes chez les grecs - Ensemble des organes femelles d’une fleur. Il est composé d’un ovaire contenant un ou plusieurs ovules et surmonté d’un style terminé par un stigmate - Syn. carpelle ou pistil

Le pistil de la fleur femelle du compagnon blanc (Silene latifolia), l’ovaire et ses ovules et le fruit remplit des graines mûres.

Héliophile (adj.)

du grec helios , soleil et philos , ami - Se dit d’une plante qui ne peut se développer complètement qu’en pleine lumière.

Hémostatique

du grec aima , sang et statikos , qui demeure au même point : Propre à arrêté le sang - Qui arrête les hémorragies, les pertes de sang

Hermaphrodite (adj.)

du grec hermaphróditos , fils mythologique d’Hermès, le messager des dieux et d’Aphrodite, la déesse de l’amour du panthéon grec, un dieu à la fois femme et homme - Se dit d’une fleur possédant à la fois des organes mâles et femelles.

Sur cette cardamine des prés (Cardamine pratensis), représentante des fleurs hermaphrodites, les étamines (organes mâles) à anthères jaunes et verdâtres, sont sur la même fleur que le pistil (organe femelle) dont on ne distingue que le stigmate jaunâtre et globuleux au centre des étamines.

Hétéroside (Glycoside)

du grec heteros , autre, l’un des autres et osis qui désigne un processus de transformation - Molécules d’origine végétale nées de l’association d’oses et de substances non glucidiques (appelées aglycones). Les hétérosides font parties de ces substances émises par les plantes pour se protéger.
On distingue, entre autre :

  • Les hétérosides cardiotoniques exercent, entre autre, leur action sur le cœur en augmentant la contraction du muscle cardiaque (et donc le débit du cœur), en ralentissant le rythme cardiaque et en diminuant la résistance artérielle. Ils sont utilisé en cas d’insuffisance cardiaque. C’est le cas de la digitaline extraite de la digitale pourpre (Digitalis purpurea).
  • Les hétérosides cyanogénétiques sont des substance qui, par hydrolyse, libèrent de l’acide cyanhydrique (très toxique). Les hétérosides cyanogénétiques sont fréquents chez de nombreuses plantes (fougères, les Rosacées, les Fabacées, les Poacées, les Aracées, les Euphorbiacées...). Sur le plan chimique on distingue deux familles d’hétérosides cyanogénétiques : Celles qui libèrent par hydrolyse de l’acétone (Graines de lin) et celles qui libèrent par hydrolyse de l’aldéhyde benzoïque (essence d’amande amère).
  • Les hétérosides sulfurés renferment des hétérosides libérant par hydrolyse, sous l’action d’un ferment contenu dans d’autres cellules, des sucres et une huile essentielle contenant de l’azote et du soufre. Ces essences possèdent une odeur forte et une saveur piquante. Consommés en petite quantité, les végétaux contenant des hétérosides sulfurés stimulent la digestion et ont une action antiseptique. En grande quantité, ils sont irritants et peuvent occasionner de graves troubles gastro-intestinaux. Les Brassicacées (Crucifères), dont le choux, le raifort, la moutarde, le cresson et les Alliacées (ail, poireau, oignon…) sont des familles particulièrement riches en hétérosides sulfurés.

Hydrolyse

du grec hudôr , eau et du grec lusis , action de délier, dissolution, fin - Décomposition chimique d’une substance par l’action directe ou indirecte de l’eau, de façon qu’il apparaisse de nouvelles molécules.

Hydrophile

du grec hudôr, eau et philéô , aimer d’amitié - Qui absorbe ou retient l’eau

Hydrophobe

du grec hudôr , eau et phobos , peur, effroi - Qui repousse l’eau et est repoussé par l’eau.

Hyménoptère

du grec hymen , membrane et ptéron , aile, hymenoptéros , aux ailes membraneuses - Ordre d’insectes qui possède quatre ailes membraneuses, une bouche munie de mandibules et à métamorphose.

Ces deux espèces d’abeilles sauvages Andrena florea à gauche et andrena fulva à droite font partie de l’ordre des hymenoptères

Hypanthium (Hypanthe)

du grec upo , sous, en dessous et anthos , fleur : Partie inférieure du calice - Nom donné en botanique au réceptacle floral lorsqu’il est fusionné avec la base des verticilles floraux inférieurs (calice, corolle, androcée) et prend la forme d’une urne enveloppant les ovaires.

Infère (adj.)

du latin inferre , porter, jeter dans - Qui est dedans. (voir Ovaire) - Antonyme : Supère

Inflorescence (une)

du latin inflorescere , se couvrir de fleurs - Ensemble des fleurs et des bractées présentes sur une même plante.

Trois exemples parmi les différents types d’inflorescences du monde végétal : De gauche à droite, le capitule de la pâquerette (Bellis perennis - Astéracées), l’épi de la folle avoine (Avena fatua - Poacées) et l’ombelle de la berce sphondyle (Heracvleum sphondylium - Apiacées)

Involucelle (un)

du latin involucrum ,enveloppe - Collerette de bractées placées à la base des rayons d’une ombellule chez les Apiacées (Ombellifères).

Involucelle à la base de l’ombellule du cerfeuil sauvage (Anthriscus sylvestris)

Involucre (un)

du latin involvere composé de in , marquant le mouvement et volvere , rouler : faire rouler, enrouler, envelopper - Ensemble des bractées groupées à la base d’une ombelle ou entourant un capitule.

Involucre de bractées finement découpées à la base de l’ombelle de la carotte (Daucus carota) à gauche.
Involucre caractéristique des Astéracées, à la base du capitule de cette Hélianthe (Helianthus sp.), à droite.

Irrégulier (irrégulière)

se dit d’une fleur qui n’a qu’un seul plan de symétrie - Synonyme : zygomorphe - Antonyme : régulier, actinomorphe (voir régulier).

Lancéolé (adj)

Rétréci du milieu aux deux extrémités, en forme de fer de lance.

Ce plantain lancéolé (Plantago lanceolata) porte le nom de la caractéristique de sa feuille

Laxatif

du latin laxare , détendre, relâcher - Qui accélère l’évacuation des matières fécales.

Limbe (un)

du latin limbus , bord - Partie plate et élargie de la feuille ou d’un pétale.

Partie du limbe d’une feuille de hêtre (Fagus sylvatica)

Lipide

du grec lipos , gras, graisse - Molécule hydrophobe et amphiphile (molécule hydrophobe possédant une partie hydrophile) qui constitue la matière grasse des êtres vivants. Leur nature amphiphile conduit les molécules de certains lipides à s’orienter, à s’organiser et à se regrouper lorsqu’elles se retrouvent en milieux aqueux. Cette propriété est à la base du vivant car elle permet la formation de structures biologiques de base (cellules, organites). Ces structures sont délimitées par des membranes constituées principalement de lipides.

Lyré (adj)

Découpé en segments dont le terminal est beaucoup plus grand que les latéraux.

Feuille basale de la barbarée commune (Barbarea vulgaris)

Médifixe (adj.)

Se dit quand, dans une étamine, le filet s’insère au milieu de l’anthère (voir étamine).

Mésocarpe

du grec méos , qui se situe au milieu et karpos , fruit - Une des différentes parties du fruit. Le mésocarpe donne la partie juteuse, la pulpe pour les fruits charnus. (voir Péricarpe)

Mésotrophe

du grec meos , qui est situé au milieu et trophos , nutrition - Qualifie un lieu moyennement riche en éléments nutritifs (Ant. Eutrophe, Oligotrophe).

Monoïque (adj.)

du grec mono , seul et oikos , maison : une seule maison - Plantes à fleurs mâles et femelles séparées, mais situées sur un même individu.

Les fleurs femelles (en petits bourgeons surmontés des styles rouges) et les fleurs mâles (en chatons jaunâtres pendants) sont présentes sur ce même noisetier (Corylus avellana)

Mucilage (m)

du latin mucus , morve, mucus nasal, mucilago , mucosité - Le mucilage est une substance végétale qui gonfle au contact de l’eau en prenant une consistance visqueuse, qui lui donnent des propriétés épaississantes et adoucissantes utilisables en cuisine ou dans les soins médicinaux.

Naturalisé(e)

du latin naturalis , naturel - Se dit d’une espèce exotique qui, ayant trouvé dans une région des conditions favorables à son développement, s’y reproduit naturellement et se comporte comme une espèce indigène.

Nervure (une)

du latin nervus , ligament - Prolongement et ramification du pétiole dans le limbe.

Les nervures forment un peigne à l’intérieur du limbe de cette feuille de bouleau (Betula pendula).

Oligotrophe

du grec oligos , en petit nombre, insuffisant, peu abondant et trophos , nutrition - Qualifie un milieu pauvre en élément nutritif (Ant. Eutrophe, Mésotrophe).

Ombelle (une)

du latin umbella , ombrelle, parasol, diminutif de umbra , ombre, ombrage - Inflorescence formée de fleurs généralement toutes situées sur un même plan et portées par des pédicelles fixés tous au même niveau.

L’ombelle est l’inflorescence caractéristique des Apiacées (Ombellifère). La berce sphondyle (Heracleum sphondylium) possède deux niveaux d’ombelles. Le premier appelé ombelle est l’inflorescence générale, le deuxième appelé ombellules sont les petites ombelles à la terminaison des pédicelles.

Ombellule (une)

du latin umbella , ombrelle, parasol, diminutif de umbra , ombre, ombrage - Petite ombelle au sein d’une ombelle composée (voir ombelle).

Oreillette (une)

du latin auris , oreille, auricula , petite oreille - Petite excroissance en forme d’oreille, en générale à la base des feuilles (pétiole ou limbe).

Les feuilles de la petite oseille (Rumex acetosella) ont des oreillettes à la base du limbe. elles sont donc auriculées.

Ose

du grec osis qui désigne un processus de transformation - Un ose est un sucre simple. Les principaux sont le glucose, le fructose, le mannose. Ils ont tous les mêmes formules mais des configurations différentes.

Ovaire (un)

du latin ovum , œuf - Partie inférieure plus ou moins renflée de l’organe femelle de la fleur, le gynécée, renfermant les ovules et qui formera le fruit après fécondation (voir gynécée).
L’ovaire est dit supère (du latin super , au-dessus, superus , qui est au-dessus - Qui n’est pas soudé à un autre, libre) quand les pièces florales (calice, corolle et androcée) sont insérées en dessous de l’ovaire.

Les ovaires des fleurs de ces deux plantes, l’oseille (Rumex acetosa), à gauche et le silène commun (Silene vulgaris) sont dit supères. Comme pour la fleur du silène, l’ovaire se trouve au-dessus de l’insertion des autres pièces florales

L’ovaire est dit infère (du latin inferre , porter, jeter dans) quand les pièces florales sont insérées au dessus de l’ovaire.

L’ovaire de cette fleur de pommier (Malus pumila) est infère. Il est situé en dessous de l’insertion des autres éléments floraux

Pour plus de détails : http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/Fruits/fleurOvaire.htm

Ovule (un)

du latin ovum , œuf - En botanique, l’ovule est un organe qui contient le gamète femelle. Il est contenu dans l’ovaire et donnera la graine après fécondation et maturation.
Chez les Gymnospermes, l’ovule est nu. Chez les Angiospermes, l’ovule est enfermé dans l’ovaire.

L’ovaire de la fleur femelle du compagnon blanc (Silene latifolia alba) et ses ovules

Pappus

du grec pappos , aigrette - Aigrette surmontant la graine de certaines Astéracées (Composées) (voir Akène)

Pectine

du grec pêktos , épaissi, coagulé - Substance organique mucilagineuse (rattachée aux glucides) qui se rencontre dans de nombreuses cellules végétales (surtout dans les parois ou elle joue un rôle structural), notamment dans les fruits mûrs, et qui a des propriétés gélifiantes.

Pédicelle (un)

du latin pedicellus , petit pédoncule - Support d’une fleur, d’un fruit dans une inflorescence

Pédoncule (un)

du latin pedonculus , petit pied - "Queue" d’une fleur ou d’un fruit

Pour ce gland de chêne vert (Quercus ilex) le pédoncule est ce qui le relit au rameau

Pennatifide

du latin pinna , plume, aile, pennatus , qui a des plumes, des ailes et fidus , fendu, partagé - Qualifie une feuille à nervation pennée, où les échancrures atteignent environ 50% de la longueur des nervations principales.

Pennatilobé

du latin pinna , plume, aile, pennatus , qui a des plumes, des ailes et du grec lobos , lobe du foie, de l’oreille - Qualifie une feuille à nervation pennée, où les échancrures atteignent moins de 50% de la longueur des nervations principales. Les segments du limbe sont plutôt arrondis.

Feuille de chêne rouvre (Quercus robur)

Pennatipartite

du latin pinna , plume, aile, pennatus , qui a des plumes, des ailes et du latin pars , partis, part, portion, lot, partie - Qualifie une feuille à nervation pennée, où les échancrures atteignent au moins 50% de la longueur des nervations principales. Les segments du limbe sont plutôt allongés.

Pennatiséqué

du latin pinna , plume, aile, pennatus , qui a des plumes, des ailes et secare , couper - Se dit d’une feuille à nervation pennée où les échancrures divisent le limbe en segments distincts à la base. Elle a l’aspect d’une feuille composée, mais les folioles ne sont pas séparés entre eux, leurs bases sont en contact.

Penné

du latin pinna , plume, aile - Qualifie une feuille dont les nervures ou les folioles sont disposées par paire de part et d’autre de la nervure principale.
Comme exemple, voir la feuille de fustet ( Cotinus coggygria ) dans rachis ou les feuilles de cornouiller mâle (Cornus mas

) dans pétiole.

Pérenne

du latin perennis , qui dure toute l’année, permanent, durable - Qualifie un organe survivant à de mauvaises conditions climatiques et capable de subsister plusieurs années (syn. vivace).

Périanthe (un)

du grec peri , autour et anthos , fleur : autour de la fleur - Ensemble des enveloppes florales stériles (calice et corolle) qui entoure les parties fertiles de la fleur, les étamines et le pistil.

Péricarpe (un)

du grec peri , autour et karpos , fruit - Paroi du fruit - Ensemble des parties du fruit (épicarpe, mésocarpe, endocarpe) qui entoure et protège la graine.

  1. L’épicarpe (du grec epi , sur, au dessus de, vers) est l’épiderme, la « peau » coloré, la partie la plus externe du péricarpe du fruit.
  2. Le mésocarpe (du grec méos , qui se situe au milieu) donne la partie juteuse, la pulpe pour les fruits charnus.
  3. L’endocarpe (du grec endon , en dedans) est parfois lignifié et appelé noyaux. L’endocarpe est la partie la plus proche de la graine.
Les différentes parties d’un fruit : Cas de la pomme et des fruits complexes

Pétale (un)

du grec petalon , lame, feuille - Une des pièces souvent colorée composant la corolle de la fleur.

Les quatre pétales en croix des fleurs de cette giroflée (Erysimum cheiri) sont caractéristiques de la famille des Brassicacées (ex Crucifères)

Pétiole (un)

du latin petiolus , petit pied - "queue" de la feuille - Adj. pétiolé(e)

Le pétiole de ces feuilles de cornouiller mâle (Cornus mas), relie le limbe au rameau.

Phanérogames

du grec phaneros , apparent et gamos , union - Plantes ayant des organes de reproduction apparents dans des cônes ou dans des fleurs. La dissémination est assurée par des graines (parfois aussi directement par l’ovule, dans le cas du Ginkgo). En botanique classique, les phanérogames sont un embranchement du règne végétal comportant deux sous-embranchements, les Angiospermes et les Gymnospermes. Ils sont opposés aux Cryptogames qui ont des organes reproducteurs non apparents. Dans la classification classique, les Phanérogames et les Cryptogames forment ensemble le règne végétal. Les récents progrès de la génétique ont conduit à revoir ce classement classique du vivant.

Pistil

du latin pistillus , pilon, dérivé de pinso , piler, broyer : La forme des pistils ressemble souvent à un pilon - Organe reproducteur femelle, composé de l’ovaire, du style et du stigmate (voir gynécée) - Synonyme : gynécée, carpelle

Placenta / Placentation

du latin placenta , galette, gâteau : Forme de cet organe chez l’être humain - Le placenta est la zone d’attache des ovules dans l’ovaire. il est très vascularisé et permet les échanges d’éléments venant de la plante mère et nécessaires au développement de l’embryon. La placentation, en botanique, est la disposition des ovules dans l’ovaire. On distingue trois type de placentation :
Dans une placentation pariétale (du latin paries , mur), les placentas se trouvent à la périphérie.
Dans une placentation axile, les placentas se trouvent sur l’axe de l’ovaire.
Dans la placentation centrale, les placentas se trouvent au centre de l’ovaire.
(Plus d’information en suivant ce lien : http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/Fruits/fleurPlacentation.htm)

Le fruit du compagnon blanc (Silene latifolia alba) et sa placentation centrale

Protéine

du grec prôtos , premier, prôteïos , qui occupe le premier rang : Les protéines ont été considérées comme la base de toute matière vivante - Macromolécule de la cellule composée par une ou plusieurs séquences d’acides aminés. L’enchaînement des acides aminés est codé par le génome et constitue la structure primaire.
Les protéines sont l’élément « bâtisseur » (la boite à outil) de nos cellules. Elles sont nécessaires au bon fonctionnement de l’ensemble des processus métaboliques (Elles permettent aux cellules de digérer leur nourriture, de produire leur énergie, de fabriquer leur constituants, de se déplacer…). Notre peau, nos muscles, nos organes, nos hormones, nos enzymes, nos gènes (qui sont la base de notre patrimoine génétique) et tous nos tissus en règle générale sont construits à partir des protéines.

Provitamine A

Voir Vitamine A

Rachis (un)

du grec rhakhis , épine dorsale - 1/ Axe principal d’une feuille ou d’une fronde - 2/ Axe principal de l’inflorescence d’une Poacée (Graminée)

Le rachis de cette feuille de fustet (Cotinus coggygria) est le prolongement du pétiole dans le limbe

Radicelle (une)

du latin radix , racine - Les radicelles sont des racines adventives (qui se forment sur un endroit inhabituel : pour la benoite urbaine, elles se forment sur la tige souterraine, le rhizome). Elles assurent une grande partie de l’absorption des sels minéraux et de l’eau apportant la matière première à la plante par la production de sève brute.

Les radicelles de la benoîte urbaine (Geum urbanum)

Rameux

de l’ancien français ram , raim , branche, rameau - Qui a des branches, des rameaux, des ramilles. Qui se divise en plusieurs éléments, en rameaux et présente des divisions, des ramifications.

Réceptacle floral

du latin recepire , recevoir, receptaculum , réservoir, refuge - Extrémité dilatée du pédoncule floral portant les pièces d’une fleur (calice, corolle, androcée et pistil) ou les fleurs d’un capitule (cas des inflorescences des Astéracées (Composées)).

Le réceptacle floral de la camomille des champs (Anthemis arvensis - Astéracées), à gauche, est en forme de dôme sur lequel sont posées les fleurs.
Pour la cardamine des prés (Cardamine arvensis - Brassicacées), au centre, le réceptacle floral correspond à l’élargissement terminal du pétiole sur lequel sont posés toutes les pièces de la fleur (calice, corolle, androcée et pistil).
Le réceptacle floral de cette fleur de pommier (Malus pumila - Rosacées), à droite, est en forme d’urne.

Régulier, régulière

se dit d’une fleur à symétrie radiale et qui a donc plusieurs plans de symétrie - Synonyme : actinomorphe - Antonyme : irrégulier, zygomorphe

La fleur du lierre terrestre (Glechoma hederacea), à gauche, n’a qu’un plan de symétrie. Elle est donc irrégulière ou encore zygomorphe - La fleur d’églantier (Rosa canina), à droite, en a elle plusieurs. Elle est donc régulière ou actinomorphe.

Sagitté (adj)

du latin sagitta , flèche - En forme de fer de flèche

Scolyte

du grec skolutos , déchirer, arracher - Insecte coléoptère creusant sous l’écorce des arbres des systèmes de galerie maternelles et larvaires caractéristiques de l’espèce. Ces galeries finissent par couper l’alimentation en sève brute de l’arbre qui dessèche et meure.

Le bostryche typographe (source Wikipedia)

Sels minéraux

Les sels minéraux sont des constituants provenant des roches, qui entrent dans la composition des organismes, qui sont présents dans l’alimentation animale et végétale et qui restent (sous forme de cendres) après calcination des tissus organiques. Ils se présentent sous forme ionique (anions et cations) : par exemple Ca2+ pour le calcium et Cl- pour le chlore.
Les sels minéraux, comme les vitamines, sont indispensables à la vie. Ils représentent 4% du poids du corps.
Certains d’entre eux doivent être apportés chaque jour en quantité importante, on les appelle donc des macro-éléments : calcium (Ca), phosphore (P), potassium (K), fer (Fe), sodium (Na), soufre (S) et magnésium (Mg).
Les autres sels minéraux doivent être apportés en faible quantité, c’est pourquoi on les appelle des oligo-éléments : Aluminium (Al), arsenic (As), bore (B), chrome (Cr), zinc (Zn), cuivre (Cu), chlore (Cl), manganèse (Mn), molybdène (Mo), cobalt (Co), iode (I), fluor (F), nickel (Ni), plomb (Pb), silicium (Si), sélénium (Se), vanadium (V), plutonium (Pu).

Sépale (un)

nom crée par le botaniste allemand De Necker à partir du grec ancien skepê , couverture et petalon , lame, feuille - Chacune des pièces du calice d’une fleur. Ils sont généralement verts, entourent le bouton floral et restent généralement longtemps en place.

Une des caractéristiques des sépales de la benoîte urbaine (Geum urbanum) est qu’elles réfléchissent (se recourbent fortement) au moment de la déflorescence de la fleur.

Sessile (adj.)

du latin sedere , s’asseoir, sessilis , sur quoi l’on peut s’asseoir, à large base - Qui est dépourvu d’attache. En botanique, on dit d’une feuille, d’un fruit ou d’une fleur qu’ils sont sessiles quand ils sont directement rattachés au rameau, sans pétiole, ni pédoncule.

Les feuilles du chêne rouvre ou chêne pédonculé (Quercus robur) sont sessiles. Dans le cas du chêne sessile (Quercus petraea), se sont les fruits

Silique / Silicule (une)

du latin siliqua , silique, cosse, gousse - La silique est un fruit sec déhiscent constitué par une capsule plus de quatre fois plus longue que large, s’ouvrant par quatre fentes longitudinales et deux valves séparées par une fausse cloison médiane appelée septum. La silicule est une silique plus courte. Les siliques et les silicules sont les fruits caractéristiques des Brassicacées (Crucifères).

Le fruit de cette cardamine hérissée (Cardamine hirsuta) est une silique
Les fruits de ce tabouret perfolié (Thlaspi perfoliatum) sont des silicules

Spadice (un)

du latin spadix , branche de palmier arrachée avec son fruit - Inflorescence formée d’un axe charnu, épais et allongé, portant des fleurs sessiles.

Le spadice est la caractéristique des plantes de la famille des Aracées dont l’arum tacheté (Arum maculatum) fait partie. L’épi est constitué d’un axe charnu en forme de colonne et dont l’extrémité est en forme de massue. Sur cet axe son fixées des fleurs femelles réduites à l’ovaire à la base, des fleurs mâles réduites aux étamines au-dessus et des fleurs stériles.

Spathe (une)

du latin spatha , sorte d’épée à large lame - Bractée élargie enveloppant une inflorescence

La spathe de cette jeune fleur d’arum tacheté (Arum maculatum) est une bractée qui entoure et protège les organes sexuels de la plante. Elle a aussi un rôle dans la fécondation, en canalisant et enfermant pour un temps les insectes attirés par l’odeur du spadice.

Stipule (une)

du latin stipula , paille - Appendice foliacé ou épineux situé par deux à la base du pétiole de la feuille - Adj. Stipulé(e)

Comme pour l’aubépine monogyne (Crataegus monogyna), les stipules sont insérées à la base du pétiole. Elles font donc partie de la feuille.

Stomachique

du grec stomakos , estomac, stomachikos , de l’estomac, bon pour l’estomac - Qui favorise les fonctions de l’estomac

Style (un)

du latin stilus , tout objet en forme de tige pointue - Partie rétrécie, plus ou moins longue et filiforme, située entre l’ovaire et le ou les stigmates de la fleur (voir gynécée)

Subspontané (adj)

du latin sub , sous, dessous et spons , volonté - Terme de botanique - Plante qui existe dans une région sans y être réellement indigène d’origine, mais qui se rencontre à l’état sauvage spontanément.

Supère (adj.)

du latin super, au-dessus, superus , qui est au-dessus - Qui n’est pas soudé à un autre, qui est libre. (voir Ovaire) - Antonyme : Infère

Tanin

du gaulois tanno , chêne - Les tanins sont des substances végétales qui peuvent se combiner avec des protéines pour donner des composés insolubles, donc stables. C’est pour cela qu’on employait autrefois l’écorce de chêne ou de châtaignier pour tanner les peaux et les rendre imputrescibles. Ce sont des métabolites secondaires des plantes supérieures que l’on trouve dans pratiquement toutes les parties des végétaux (écorces, racines, feuilles, fruits etc.) où ils jouent le rôle d’armes chimiques défensives contre certains parasites. Les plantes renfermant du tanin sont astringentes, elles resserrent les tissus, ce qui peut être utile contre les inflammations, les coupures ou les blessures, mais aussi contre les diarrhées (par voie interne). Les tanins peuvent aussi servir d’antidotes en cas d’empoisonnement par les alcaloïdes

Thuyone

La thuyone est une molécule particulièrement convulsivante. Elle provoque des hallucinations et même une sensation de désinhibition à forte dose. Elle est surtout présente dans l’absinthe ( Artemisia absinthium ), mais aussi dans les armoises en général ( Artemisia sp.), le thuya ( Thuja sp.) et, en moindre dose, dans d’autres plantes comme l’achillée millefeuille ( Achillea millefolium ). La thuyone et l’absinthe sont les ingrédients de base de l’Absinthe, spiritueux bien connu en France et interdit en 1915 en raison de sa dangerosité. Elle est de nouveau autorisée à la consommation, à condition que son taux de thuyone soit limité.

Tonique

du grec tonikos , qui concerne la tension, qui se tend - Qui fortifie les organes et tissus, procure de l’énergie. Qui a une action fortifiante générale sur l’organisme. Elles donnent de la force, du courage et de l’énergie : Elles accroissent l’activité des organes qui participent à la nutrition et reconstituent les tissus usés.

Trifide

du latin tri , trois et findere , fendre, fidus , fendu, partagé - Qui est fendu en trois.

Les bractées des cônes de douglas (Pseudotsuga menziesii) ont une extrémité trifide.

Valve

du latin valva , battant de porte, valvula , gousses - Chacune des parties d’un péricarpe déhiscent qui se soulève à maturité pour laisser échapper les graines ou les spores.

Vasculaire

du latin vasculum , petit vase, diminutif de vas , vase, vaisseau - Qui possède des vaisseaux (tissus conducteurs)

Verticille

du latin verto , tourner, faire tourner, verticillus , pièce de fuseau - Ensemble d’organes similaires (feuilles, fleurs, fruits…) insérés circulairement autour d’un axe commun.

Pour ce lamier jaune (Lamium galeobdolon), à gauche, comme pour toutes les plantes de la famille des Lamiacées, les fleurs sont en verticille.
Avec l’aspérule odorante (Galium odoratum), à droite, ce sont les feuilles, comme pour toutes les espèces de sa famille, les Rubiacées.

Vitamine

Formé du latin vita , vie et du suffixe amine , un composé organique dérivé de l’ammoniac. C. Funk un biochimiste américain qui a proposé le nom en 1912, croyait pouvoir classer les vitamines parmi les amines – Substance organique nécessaire au métabolisme des organismes animaux et donc de l’homme. Les vitamines sont les indispensables compléments des échanges vitaux. Leurs rôles consistent en un transfert d’une molécule vers une autre, d’un électron, d’un atome (ou d’un groupe limité d’atomes) vers un autre.
L’organisme n’étant pas capable de les synthétiser, elles doivent être apportées régulièrement et en quantité suffisante par l’alimentation. Chez l’être humain, seul trois vitamines sont synthétisées par des bactéries intestinales : les vitamines K, B12 et H.
Un apport insuffisant ou une absence de vitamine provoquent respectivement une hypovitaminose ou une avitaminose qui sont la cause de diverses maladies (scorbut, béribéri, rachitisme…).
Un apport excessif de vitamines liposolubles (A, D et E essentiellement) provoque une hypervitaminose ou survitaminose, très toxique pour l’organisme.
Quand les doses de vitamines sont supérieures aux besoins, certaines sont éliminées par l’organisme via les urines (ex. vitamine C), mais d’autres sont stockées et deviennent toxiques pour l’organisme. Elles peuvent entrainer de graves complications : nausées, céphalées par augmentation de la pression intracrânienne, vomissements, troubles rénaux, évanouissements, hémorragies, lésions ou cirrhoses du foie, problèmes cutanés.
Les réserves corporelles en vitamines sont variables. 3 à 5 ans pour la vitamine B12 (cobalamine), une à deux semaines pour la vitamine B1 (thiamine) et deux à trois semaines pour la vitamine C

Vitamine A et provitamine A : Vitamines liposolubles.

La vitamine A se trouve dans la nature sous forme de « rétinol », dans le foie de certains animaux, surtout des poissons, dans la graisse du lait (crème, beurre, fromages) et dans le jaune d’œuf. Mais elle ne se trouve pas dans les plantes.
La provitamine A est une substance végétale proche de la vitamine A. Elle est liposoluble mais n’a pas la même formule chimique. Elle est appelée aussi caroténoïde et son pouvoir vitaminique est proportionnel à l’intensité de la coloration (ex. l’huile extraite de grains de maïs jaune possède un pouvoir vitaminique nettement supérieur à l’huile extraite de grains de maïs blanc). L’organisme convertit le carotène en vitamine A dans la paroi intestinale lors de son absorption vers le courant sanguin. La forme la plus active est appelée beta-carotène. Le carotène est le précurseur du rétinol.
La vitamine A est indispensable à la vision. Elle participe à la formation du pourpre rétinien (rhodopsine) qui augmente la sensibilité de la rétine en faible lumière. Elle favorise la nutrition et le développement des tissus, en particulier des tissus épithéliaux (tissus minces constituant l’épiderme, les muqueuses et les glandes). Elle intervient dans le métabolisme de divers organes, dans la formation des hormones et dans le métabolisme des polysaccharides (glucides formés d’un très grand nombre d’oses, comme l’amidon, la cellulose, le glycogène). Elle joue également un rôle dans la croissance.
La provitamine A est particulièrement importante pour son rôle antioxydant, piégeur de radicaux libres, ainsi que dans la prévention des cancers et des maladies cardio-vasculaires.
Comme elle n’est pas soluble dans l’eau, ses excès ne sont pas éliminés dans l’urine mais se concentrent dans les graisses puis s’accumulent dans le foie. Cela provoque une altération du foie, ainsi que des hémorragies intestinales et pulmonaires. Ces troubles ne sont provoqués que par une absorption excessive de rétinol et non pas de caroténoïdes. Dans ce cas, il semble que l’organisme refuse de transformer les caroténoïdes en excès afin d’éviter une hypervitaminose. Des excès de caroténoïdes peuvent entraîner une coloration jaune orangée de la peau qui disparaît dès que cessent les excès.

Vitamine B1 ou thiamine : Elle est hydrosoluble.

Elle est très répandue dans la nature, notamment dans le germe et la cuticule des céréales (absente des céréales décortiquées et les farines blutées d’où le son et le germe ont été enlevé) et dans la levure. Elle est abondante dans les parties vertes des végétaux et dans les oléagineux.
Cette vitamine est un coenzyme et agit comme un catalyseur biologique. Elle participe aux réactions qui fournissent l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’organisme (favorise la transformation des glucides en énergie) et la chaleur dont le corps a besoin pour maintenir une température constante. Elle participe aussi à la synthèse des graisses et au métabolisme des glucides et des protéines. Son rôle principal est l’achèvement de l’oxydation du glucose, surtout au niveau du cerveau et du tissu nerveux. Elle est nécessaire aussi au bon fonctionnement du système musculaire.
Le déficit en vitamine B1 provoque une sensation de fatigue et une perte de l’appétit. Une hypovitaminose plus marquée se traduit par des nausées, une baisse de la tension et une faiblesse générale. Si cela continue, les symptômes s’aggravent. Ils disparaissent dès l’ingestion d’une quantité normale de vitamine B1.
L’avitaminose provoque rapidement le béri-béri (vient du cinghalais et veut dire « je ne peux pas, je ne peux pas »), maladie grave qui provoque petit à petit des troubles puis des insuffisances musculaires et nerveuses allant jusqu’à la paralysie des membres supérieurs et du tronc accompagné de troubles cardio-circulatoires graves. L’insuffisance cardiaque peut être mortelle.
Elle est en partie stable à la cuisson, à condition de ne pas cuire les aliments en milieu alcalin (eau calcaire). Les températures élevées en milieu alcalin, la cuisson sous pression et les oxydants la détruisent.
D’autre part, une enzyme, la thiaminase, décompose la vitamine B1. Cette enzyme est présente dans certains végétaux comme la fougère aigle et dans certaines espèces de poissons consommés crus.

Vitamine B2 ou riboflavine : Elle est soluble dans l’eau.

Elle est largement répandue dans la nature, chez les végétaux comme chez les animaux. On la trouve dans toutes les feuilles vertes, à raison d’une molécule de flavine pour 2000 molécules de chlorophylle. Elle se rencontre aussi dans les fruits.
La vitamine B2 est synthétisée par la flore intestinale de l’être humain, mais cela ne couvre pas totalement ses besoins.
Elle fixe le fer dans le sang, rentre dans la constitution de divers enzymes qui jouent un rôle de catalyseur par rapport aux réactions d’hydrogénation et stimule l’action de l’insuline. Ces enzymes prennent part aux processus de respiration cellulaire et sont nécessaires au métabolisme des glucides, des protéines et des graisses. Elle règle la digestion et joue un rôle important dans la transformation des aliments simples (glucides, lipides, protéines) en énergie. Elle intervient dans le métabolisme de réparation des muscles.
L’avitaminose B2 n’existe pas puisqu’elle est en partie synthétisée par la flore intestinale. Par contre une hypovitaminose B2 peut exister suite à une alimentation insuffisamment riche en vitamine B2, ou à cause de diverses maladies intestinales ou encore d’une élimination trop importante du à un dysfonctionnement organique.
Les symptômes ne sont pas caractéristiques (Troubles digestifs, asthénie, irritabilité, dépression… et inflammation de la langue, lésions des lèvres, troubles oculaires pour les cas les plus graves) et il suffit d’administrer des doses suffisantes de vitamine B2 pour voir disparaître les symptômes.
Un apport massif de vitamine B2 est sans danger.
Elle résiste à l’action de la chaleur et elle est stable en milieu acide. Par contre les milieux alcalins et la lumière la détruisent, il faut donc tenir compte de ces deux facteurs pour la cuisson des aliments. Elle est utilisée comme additif alimentaire (colorant jaune) : E 101

La vitamine C ou acide ascorbique : Elle est hydrosoluble.

Elle est présente dans tous les végétaux, mais elle est particulièrement abondante dans les feuilles vertes et dans certains fruits. Les graines de céréales et de légumineuses, dépourvue de vitamine C à l’état sec, en élaborent en cours de germination.
La plupart des animaux sont capables de la synthétiser. Seul l’homme, le singe, le cobaye, les chauves-souris frugivores, certains oiseaux et poissons en sont incapables (résultat d’une mutation génétique survenue il y a 40 millions d’années, bloquant la transformation du glucose en acide ascorbique). Il faut donc qu’ils la puisent dans leur alimentation.
Elle est nécessaire à la formation de la substance cimentant les cellules entre elles, elle joue donc un rôle important dans la fabrication du collagène, de la matrice osseuse et de la dentine. Elle est requise dans la synthèse des globules rouges et contribue au système immunitaire. Elle joue un rôle dans le métabolisme du fer en tant que promoteur de son absorption. Elle sert aussi au métabolisme de certains acides aminés (tyrosine, phénylalanine) et à celui de l’acide folique. Elle a aussi une action anti-infectieuse et antitoxique vis-à-vis des poisons chimiques et des toxines bactériennes. Elle est antioxydante et jouerait un rôle important dans la prévention des cancers.
Le scorbut est la manifestation classique d’une déficience en vitamine C. Il se manifeste par l’apparition d’hémorragies de la peau, des gencives et du tissu conjonctif recouvrant les os. Il se produit également des troubles cardio-vasculaires, en particulier de la tachycardie et une baisse de la tension. Dans les cas les plus graves apparaissent des hémorragies cérébrales, l’altération de divers organes, des vomissements de sang et une forte fièvre. Un déficit en vitamine C favorise la fuite du sang à travers la paroi des capillaires et empêche la cicatrisation efficace des plaies, qui mettent longtemps à guérir. Des anciennes plaies peuvent même s’ouvrir à nouveau.
Le scorbut était déjà connu dans l’antiquité. Les Romains évitaient le scorbut en emportant sur leurs navires des tonneaux de végétaux lactofermentés. Cette connaissance se perdit par la suite et le scorbut devint particulièrement courant parmi les marins qui participèrent aux longs voyages à la conquête de nouvelles terres à partir du 15ème siècle. Ce n’est qu’à la fin du 18ème siècle que les agrumes furent employés pour prévenir ce mal. De nos jours, le scorbut est devenu rare, mais les hypovitaminoses sont relativement fréquentes. Elles se manifestent par une diminution de la résistance aux maladies, des gingivites, des carries. Le scorbut se soigne par des doses importantes d’acide ascorbique.
Une hypervitaminose C n’est pas dangereuse, mais de fortes doses de vitamine C de synthèse peuvent se montrer excitantes.
La vitamine C est très stable lorsqu’elle est sèche. Elle est stable en milieu acide, mais pas en milieu alcalin. Elle est très fragile en solution. Elle est détruite par oxydation au contact de l’air ou sous l’exposition à la lumière, par l’action des ultraviolets. La chaleur accélère ces processus, mais la chaleur seule ne détruit la vitamine qu’à partir de 190°C.

La vitamine E ou tocophérol : Elle est liposoluble

On la rencontre aussi bien dans le règne végétal que chez les animaux. Elle est abondante dans les huiles (germe de blé, de maïs, de tournesol, d’arachide, soja, olive…), mais à condition que l’huile ne soit pas raffinée. Les feuilles vertes de différents légumes en contiennent également, de même que les fruits, les céréales, les amandes, le beurre, la margarine et les poissons gras, mais en moindre quantité.
La forme la plus active est l’alphatocophérol, mais il en existe d’autres (8 formes de vitamine E).
Elle est reconnue comme étant essentiellement un puissant antioxydant vis à vis des cellules et des tissus, elle freine donc le vieillissement cutané et assure la stabilité des structures cellulaires. Elle empêche le rancissement des graisses et est utilisée comme conservateur alimentaire (E306 à E309) pour éviter le rancissement des aliments par les radicaux libres. Elle protège aussi la vitamine A en diminuant son oxydation.
L’avitaminose E est rarement observée car la vitamine E est stockée en grande quantité dans le foie et dans les graisses et est peu détruite par l’organisme. D’autre part, l’alimentation couvre largement les besoins journaliers et il arrive qu’on puisse en faire en un seul repas des réserves pour une année entière.
L’hypervitaminose E ne semble pas avoir d’effets toxiques.
La conservation des aliments et surtout la cuisson provoquent des pertes. Elle est instable à l’oxygène de l’air

Vitamine K

Elle est liposoluble. Son nom vient de l’ allemand koagulation car elle joue un rôle important dans la coagulation sanguine. Elle agit comme catalyseur (déclencheur, activeur) dans la production par le foie de la prothrombine, qui permet la modification de structure de la protéine du plasma sanguin, le fibrinogène, afin de réparer les vaisseaux blessés et d’empêcher l’hémorragie. elle est sensible à la lumière et aux alcalins.
Il existe naturellement deux formes principale : la vitamine K1 (ou phylloquinone) provient des végétaux et plus particulièrement des feuilles vertes. Elle est répandue chez tous les légumes sauvages ou cultivés. Elle intervient plus directement dans le processus de la coagulation. La vitamine K2 (ou ménaquinone) agit elle plutôt sur la calcification des tissus mous. Elle se rencontre principalement dans les tissus animaux (foie, lait, fromage, huiles de poisson) mais on en trouve aussi dans le miso (pâte de soja fermenté). Elle est synthétisée par la flore intestinale et s’accumule en particulier dans le foie.
La carence en vitamine K (avitaminose) peut être provoquée, soit par une difficulté de l’organisme à absorber les graisses, soit par l’absorption d’antivitamines K comme le dicoumarol (voir Coumarine). Le foie ne produisant plus la prothrombine nécessaire à la coagulation du sang, de graves hémorragies internes ou externes peuvent se produire.

Vitamine PP ou vitamine B3 ou acide nicotinique

Elle est hydrosoluble. Son nom provient du fait qu’elle est le facteur de Prévention de la Pellagre (PP), une maladie due à la malnutrition qui se manifeste par des dermatites, des diarrhées et des crises de démence dans les cas les plus graves. Elle se rencontre dans pratiquement tous les aliments, végétaux ou animaux. Elle fait partie des coenzymes nécessaires au métabolisme des protéines, des graisses et des hydrates de carbone. Elle joue aussi un rôle dans la synthèse de l’hémoglobine et intervient dans les processus d’oxydation des cellules, en particulier dans la respiration cellulaire.

Vivace

du latin vivax , qui vit longtemps - Qualifie une plante pérenne pouvant couvrir un large espace à partir d’un pied mère (syn. pérenne).

Vulnéraire

Qui contribue à la cicatrisation des plaies et à la guérison des contusions.

Zygomorphe

du grec zugon , tout ce qui sert à joindre deux objets ensemble - du grec morphos , qui a la forme de : Qui n’a qu’un seul axe de symétrie - Synonyme : irrégulier - Antonyme : actinomorphe, régulier (Voir régulier)

Bibliographie et sources

Recherches étymologiques

Les informations sur les vitamines sont tirés du livre de François COUPLAN, Guide nutritionnel des plantes sauvages et cultivées, Delachaux et Niestlé, 1998.