Symbiose

Les Rosacées

mercredi 15 janvier 2014 par Symbiose

Les Rosacées sont une des grandes familles botaniques. Elles comprennent plus de 3000 espèces pour une centaine de genres. Avec les Poacées (Graminées) et les Brassicacées (Crucifères), c’est une famille de plante que nous utilisons facilement pour l’ornementation et l’alimentation, voire la médication. Il subsiste encore autour de nous beaucoup d’espèces sauvages.

Les fleurs sont souvent de grandes tailles et très mellifères

Les caractéristiques physiques générales

1/ Des feuilles alternes, généralement composées et stipulées.

Partie basse de la feuille d’aigremoine

2/ Des fleurs hermaphrodites et régulières. Elles sont solitaires ou groupées en cymes. Elles possèdent généralement toutes 5 sépales, 5 pétales et des étamines nombreuses, souvent libres entre elles et en verticille autour du pistil. Les fleurs sont souvent de grande taille et très mellifères.

Fleur d’églantier

Les correspondances physiques des diverses espèces de Rosacées s’arrêtent là.

Mais, on peut rajouter que, concernant les fruits, l’ovaire est supère, infère ou entre les deux. Il est composé de carpelles (un ou plus), libres le plus souvent renfermant un, deux ou plusieurs ovules.
Ces caractères disparates font que le fruit n’est pas caractéristique chez les Rosacées. Il peut être un groupe de graines (follicules ou akènes), parfois porté (fraise) ou enfermé (cynorhodon de l’églantier, pomme, poire) dans un réceptacle floral (hypanthium) devenant charnu après la fécondation.

Fleur et fruit du pommier : Correspondances des éléments

Il peut être aussi un groupement de petites drupes (le fruit de la ronce) ou rarement une capsule.

Les autres caractéristiques, à l’image des fruits, sont très variées.

Toxicité

Beaucoup de Rosacées contiennent dans leurs feuilles, leurs fleurs, mais surtout dans les noyaux de leurs fruits des hétérosides cyanogénétiques. Sous l’action d’un ferment (également présent dans la plante) et d’eau, ils se transforment en glucose et en acide cyanhydrique, celui-ci étant souvent accompagné d’essence d’amande amère (aldéhyde benzoïque ou benzaldéhyde) à l’odeur caractéristique. L’acide cyanhydrique est très toxique en grande quantité (trouble respiratoire et nerveux), mais notre corps est capable d’en éliminer facilement s’il se présente en petite quantité.

Les fruits ont une grande importance dans la distinction des sous-familles

Il y a quatre sous-familles :

- Les amygdaloidées (du latin amygdala , amande) ou prunoidées, sous-famille des pruniers, pêchers, cerisiers : Ovaire supère à un pistil avec un seul ovule et donnant une drupe.

- Les maloidées (du latin malus , pommier), sous-famille des pommiers, amélanchier, aubépines, néfliers, poiriers et sorbiers : Ovaire infère composé de 2 à 5 carpelles soudés et donnant un piridion.

Alisier blanc

- Les rosoidées (du latin rosa , rose), sous-famille des rosiers, de la pimprenelle, de l’aigremoine, de l’alchémille, de la reine des prés, des fraisiers, des potentilles, des benoîtes et des ronces : Ovaire supère, 2 pistils ou plus, chacun avec un seul ovule donnant des akènes ou des petites drupes.

- Les spiraeoidées (du latin spira , enroulement, spirale : les fruits sont enroulés sur eux-mêmes, en spirale), sous famille des spirées : Ovaire supère, 2 pistils ou plus avec de nombreux ovules donnant des follicules.

L’églantier ( Rosa canina )

Les aubépines ( Crataegus sp.)

Nous rencontrons essentiellement deux espèces d’aubépines dans nos régions. L’aubépine monogyne ( Crataegus monogyna ) et l’aubépine épineuse ( Crataegus laevigata ). Elles portent d’ailleurs souvent le nom d’épine blanche en commun.
L’aubépine monogyne est également appelée aubépine à un style. Elle diffère de sa cousine l’aubépine épineuse par la forme de sa feuille profondément lobée et par le fait que la cenelle ne renferme généralement qu’une seule graine.
L’aubépine épineuse est aussi connue sous le nom de Crataegus oxyacantha . Ses feuilles sont plus petites et beaucoup moins découpées. Les cenelles ont deux graines.

Feuille d’aubépine monogyne à gauche - Feuille d’aubépine épineuse à droite

La fraise des bois (Fragaria vesca)

La benoîte urbaine (Geum urbanum)

La petite pimprenelle (Sanguisorba minor)

Le sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia)

Cerisier de Sainte Lucie (Prunus Mahaleb)

Merisier (Prunus avium)

Le prunellier (Prunus spinosa)

Le cormier (Sorbus domestica)

L’alisier blanc (Sorbus aria)

La potentille rampante (Potentilla reptans)


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